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 28-03-2008, 20:41
  le roi de sat
le roi de sat    
Le Djbel Amour


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Le Djebel Amour
Au cur de l'Algrie, au sud-est du dpartement d'Oran, touchant aux Territoires de Ghardaa et d'An-Sefra, isol par de vastes tendues, bastion de l'Atlas saharien, frontire entre le Sahara et les Hauts-Plateaux.


le Djebel Amour est une rgion des plus originales et dont on parle peu. Sa superficie est assez grande :
environ cent kilomtres sur soixante avec un long tronon troit au sud correspondant aux terrains de parcours nomades.
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exactement 7.710 kilomtres carrs. Sa population, d'environ 35.000 mes, n'a pas une densit trs suprieure 4 au kilomtre carr. C'est peu, on le voit, si l'on songe aux 246 habitants au kilomtre carr de la Commune mixte du Djurdjura en Grande Kabylie.
Cette population est forme, pour la trs grande majorit, de dix tribus nomadisant pour la plupart l'intrieur de la commune mixte, de qour de cinq cents mille habitants chacun et du Centre d'Aflou, qui dpasse quatre mille mes, dont une centaine d'Europens et quelque 800 Isralites venus du Mzab au dbut du sicle.
Aflou, chef-lieu de la commune mixte, au coeur du massif, est 1.426 mtres d'altitude. C'est l'une des localits les plus leves de l'Algrie ; l'une des plus froides aussi, malgr la latitude ; la temprature y va de -10 + 36.
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Le rr,assif est un vrai chteau d'eau donnant naissance trois grand cours d'eau : le Chiif qui coule vers le nord, l'oued Mzi qui coule vers l'est et Laghouat, l'oued Zergoun, qui se dirige vers le sud, se perd dans les sables et alimente sans doute la nappe artsienne du Mzab et d'El Gola.
Les points culminants du Djebel Amour atteignent de 1.700 prs de 2.000 mtres. L'altitude moyenne du massif dpasse 1.200. Ch, se curieuse, on peut arriver Aflou sans se douter qu'on est vraiment en montagne, tant la pente est relativement douce, tant le massif est vieux. Et cela aussi bien en venant de Laghouat par une piste qui n'est pas recommander aux voitures ordinaires et aux reins sensibles, qu'en venant de Tiaret et Trzel par la belle route qui traverse en droite ligne, nard-ouest, sud-est la fameuse mer d'alfa. C'est plutt du ct de Taouala qu'on se rend comp e des abrupts sur le dsert. Sinon vous vous trouvez 1.500 mtres peu prs sans vous en tre aperu autrement qu' l'air plus et au changement de vgtation.. Aprs tant d'aridit, Aflou apparat comme un coin presque ferique de verdure et de fracheur, avec ses eaux, ses prairies naturelles, ses peupliers, ses arbres fruitiers.



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Le massif devait tre autrefois trs bois, l'exception des ' larges valles propres la culture et de plateaux bons pour l'levage. Au dbut du sicle la fort arrivait, t'ai ajusqu'aux abords d'Aflou. Elle en est loin aujourd'hui. Il subsiste encore de beaux peuplement- de genevrier rouge de Phnicie Arar de genevrier oxycdre, Thaga, de chnes de pins d'Alep. Mais beaucoup de mamelons grseux sont plants d'arbres distants l'un de l'autre de plusieurs dizaines de mtres ; ce qui donne d'ailleurs un aspect assez curieux de nature tenter un peintre. Parfois la vgtation est constitue simplement par de grandes touffes d'alfa, aux-quelles les moutons ne s'attaquent que quand ils n'ont absolument plus rien manger.

Aflou

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Entour des hauts fuseaux des peupliers d'Italie, le centre d'Aflou n'a pas moins de 22 hectares de prairies naturelles exploites par la S.A.P. et c'est un spectacle curieux que d'y voir faire la fenaison et d'y voir patre des vaches qui sont loin d'tre maigres. Les maisons n'ont gnralement pas d'tage, mais sont bien construites, le long des rues tires au cordeau, et amnages de faon lutter contre le froid. Quand le vent souffle, la promenade y est austre. Quand le temps s'adoucit, tout s'claire et bien des robes bleues, rose ple ou vert clair, charges de lourds bijoux, gayent plus ou moins furtivement le pas des portes.
La mosque fait honneur au pays. Construite en 1902 avec le produit d'une collecte, elle peut contenir mille fidles et son minaret lanc n'a pas moins de quinze mtres de hauteur. Dominant les toits de tuiles sombres, il donne du cachet la ville quand on dcouvre celle-ci du haut des collines pierreuses qui l'entourent. L'autre btiment important est le bordj administratif construit en 1871.

......A Suivre.....

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 28-03-2008, 20:52   #2   

le roi de sat

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Lestribus
Les Amour, qui ont donn leur nom au pays, sont une confdration de tribus arabes nomades dont la plus grosse partie est maintenant plus l'ouest. Suivis par d'autres hilaliens, ils ont submerg un vieil lment berbre. Ils sont actuellement reprsents, dans le Djebel Amour par les trois douars des Ouled Mimoun, Chraga et Gheraba, et des Ouled Sidi Hamza.
Les Ouled Mimoun Chragas (orientaux) ont Aflou sur leur territoire ; leurs terrains sont assez pauvres et surtout forestiers. Les Ouled Mimoun Gheraba (occidentaux) furent historiquement la tribu dominante, directrice, mais ils n'ont pas conserv cette place comme s'ils avaient puis le plus clair de leurs forces dans les luttes intestines. On trouve pourtant chez eux la grande famille Nourreddine et un certain nombre de fonctionnaires.
Les Ouled Sidi Hamza, au sud-ouest, sont un douar nettement prsaharien. Leur territoire, qui touche la mer d'alfa d'un ct, tombe sur le Sahara par des abrupts de plusieurs centaines de metres. C'est de ce ct surtout que l'on se rend compte de la hauteur du massif. Les Ouled Sidi Hamzalvent des chevaux et cultivent de l'orge malgr une svre rosion olienne. C'est chez eux que pas-se la piste des grands nomades du sud, Salt Otba, dont le qar Taouala est le principal gte d'tape entre Ouargla et le Sersou. Les femmes Hamzias sont clbres pour leur beaut.
Les Adjaltes et les Ouled Sidi Brahim, au nord et au nord-ouest commandent la mer d'alfa et la plaine d'El-Ousseukh. Leurs pacages sont exposs aux pluies, leurs dayas sont plantes d'orge et de bl dur. Ils nomadisent sur leur propre territoire, ce qui reprsente d'ailleurs un rayon assez vas-te, le douar adjali ayant 127.000 hectares. Leur cheptel s'est reconstitu depuis le dsastre de 1945. La possession d'un troupeau de quinze vingt ttes pourrait assurer un minimum vital chaque fa-mille et l'on a remarqu que les gros troupeaux en priode critique, souffrent plus que les petits et les moyens. Le S.A.R. d'levage modle des Adjalis, Guelta, est, je crois, le premier s'tre constitu en Algrie. Il a t suivi de quatre autres, chez les Ouled Yagoub, les Amour, les Naceris et dans les Gadas ce qui fait honneur aux administrateurs qui ont travaill Aflou depuis une dizaine d'annes.
Au sud et sud-est, vers la commune mixte de
Laghouat, les Ouled Ali Ben Ameur, mlangs sans doute de hilaliens et de berbres, sont particulirement pauvres, vivant sur une fort rsiduelle et des peuplements d'alfa peu denses. Des irrigations judicieuses et l'utilisation rationnelle des curieuses rsurgences de l'Oued Morra, pourraient peut-tre amliorer leur sort.
Le douar des Ouled Yagoub el Ghaba (de la fort) est nettement montagneux et abrite dans ses gadas, massifs abrupts dcoups longitudinalement par des gorges profondes falaises verticales, des descendants de Berbres, tels les Ouled Srour sans doute, qui y trouvrent refuge contre les Banou Hilal, comme les chrtiens catholiques y avaient, dit-on, fui auparavant les Vandales ariens. Ils lvent des chvres, font du charbon de bois et du goudron (avec le bois de genvrier oxycdre) et mangent l'occasion les baies de genvriers. Nous verrons fout l'heure, en parlant d'El-Ghicha, une des curiosits du pays. On y a signal des dpts salins et des bitumeux qui ont servi aux gazognes pendant la dernire guerre.
Les Ouled Yagoub Chraga et les Ouled Yagoub Ghraba, au sud et l'ouest, purs hilaliens venus de Tunisie au XIVme Sicle, sont de grands leveurs et les seuls qui nomadisent loin du Djebel, allant jusque prs de Ghardaa en hiver et Montgolfier, dans le nord, en t ; ce qui leur permet de faire un peu de commerce et de travailler aux moissons dans le Tell, qui a d'ailleurs attir et retenu une partie d'entre eux dans les priodes difficiles. On pourra se faire une ide des hauts et des bas de la richesse d'une tribu nomade, si l'on songe que ces deux douars, de 6.000 habitants environ, perdirent cinquante mille moutons pendant la scheresse de 1945-1947, et que leur cheptel camelin passa de quelques milliers quelques centaines de ttes. Pour l'ensemble de la commune, on a vu, au cours de cette priode dsastreuse, les ovins passer de 400.000 20.000.


Les Ouled Sidi-Naceur appartiennent administrativement la commune mixte, mais sont plutt orients gographiquement et historiquement vers Gryville. Ils se sparrent nagure des Ouled Si-di Cheikh pour se rallier aux Amour et l'agha Eddine. Ils sont relativement favoriss au point de vue eaux et pacages et l'on songerait utiliser l'Oued Qab pour des cultures luzernires ou fourra-gres.
Les noms de familles des Chorfa dAflou sont dforms gnralement par les cads, dans le but de porter atteinte leur origine arabo-musulmane, de mme que les strotyps, dans le but de porter atteintes leurs murs sociales nobles qui sont :
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La modestie et la sagesse(Ouleds Sidi Hamza).
- Lloquence(Ouleds Sid Naceur).
- Le courage(Bni Hilal), la tolrance(Adjalate).
- Le conservatisme( Ouleds Sidi Bouzid).
- La rsignation(Ouleds Ali ben ameur, surtout leurs femmes).
- Le savoir etre( les habitants dEl ghicha et ceux de Taouiala).
- Lconomie(Les Ouleds Sidi Youssef, les Ouleds Ziad et les Kabyles).
- La firet(les Ouled Mimoun Chraga et Ouleds Sidi Aissa).
Quant la gnrosit, elle est commune chez tous les habitant du Djebel Amour, proportionnelle entre les familles, selon les conditions socio-conomiques. Ils sont aussi solidaires entre eux, surtout quand ils se retrouvent hors de leur Djebel. Tous les trangers confessions et races confondues, qui ont vcu au Djebel, saffichent, quand ils se rencontre loin dAflou, une joie et une satisfaction indescriptible.
De nos jours et au 17/02/2, grce aux liens matrimoniales qui ont briss les tabous existants dans le mariage, les habitants du Djebel forment une seule famille, on voit cela dans les repas de ftes de noce, funrairesIls sentraident dans la joie et les peines.
Le djebel dAlfou, appel autrefois djebel Rached , a t habit par les berbres Zntes, envahi par les Bni Hilal(du XIime au XIIIime sicle), il lont abandonn en parti pour les hauteurs de lEst de Tlemcen et du Tell. Dautres berbres Zntes, parpill travers le Maghreb occidental, les ont remplac au djebel, se sont les Maghraoui appels Sindjas. Les bni Hilal(dont on parlera au quatrime chapitre) se sont mlang des nomades, les Amour. Des luttes intrieures, les divisent en deux groupes : Les Ouleds Zekri au sud-est (ceux de lannexe de Ain Safra :Ouleds Boubekeur, Ouleds Slim, Ouleds Souileh) et les Mohayas. Ils habitrent le mont des Bni Rached, qui fut peu peu, au dbut du XIIIime sicle, remplac par le nom des Amour.
Actuellement ces deux tribus sont appels : Ouleds Mimoun Gheraba(Est) et Ouleds Mimoun Chraga(Ouest). Au XIVime sicle, le Djebel Amour, tait plac sous lautorit dune grande tribu nomade arabe les Soueid qui sont les Zoghba.
Les Ouleds Mimoun chraga, les Ouleds Mimoun Ghraba, les Ouleds Sidi Hamza, forment les amours et sont dorigine arabes ( Le pays dAbel p :181). Les Ouleds Sidi Bouzid sont prsent au Djebel du temps des Bni Rached, avant les Bni Hilal. Les Adjalets, les Ouleds Sidi Brahim, ne sont pas aussi trangers au Djebel. Tous sont des arabes Les Ouleds Sid Naceur (arabes aussi) ont t greff par le colon franais au Djebel Amour, ainsi les gens de Laghouat Ksel, des Ouleds Sidi Tifour(1872, Aflou tait le centre de lannexe mixte du Djebel Amour, cette poque, lannexe a t spar de Tiaret et quelques tribus, dtaches de Gryville Actuellement (ElBayadh) lui ont t jointes. Aprs dautres modifications(1881-1900), seuls les Ouleds Sid Naceur sont rests rattachs Aflou.
Jadis, la dfense dAflou tait assure par la montagne, Les fragiles maisons ne peuvent rien. Les remparts des Ksours sont mdiocres.
Une campagne faite par le bey de Mascara, obligent les habitants de quitter leur village pour se disperser dans le Djebel et plus particulirement dans la Gaada. Cest une position si inaccessible, qui est devenu proverbiale , crit un chroniqueur(revue Afrique p ;66-). Elle aurait aussi servi refuge aux Amours(Ouleds Mimoun Chraga : Famille Nourrdine), menacs et traqu par lEmir Abdelkader( Ballestier ; archive GG21H13).
En plein milieu dEl Gaada se trouve Enfous, difficile pntrer aussi. La Gaada du nord, Madna est plus inaccessible encore.
El Ghicha est proximit et non sur la piste dune route secondaire, qui entre dans la montagne par Foum Reddad. Cest le premier bureau militaire(1856) avec une centaine de maison(Daumas1844), cent cinquante maisons(Ballester 1856).
Les militaires franais quittent El Ghicha pour stablir Aflou en 1859. Un Ksar trs pauvre des Rhamna qui est une petite fraction des Ouleds Mimoun Chraga. Il ne comptait que vingt maisons(Daumas 1844). Tomb en ruine , il a t remplac par Boukhrof, que le gnral Yussuf dmolit. Rebattit en 1860 et 1864, il a laiss place Aflou. On ne trouve aucune trace de lancien village sur lequel, un abattoir a t construit. Le colon a quitt El Ghicha pour Aflou, parce que ce dernier regarde en direction du Tell(Tiaret). Les communications sont plus faciles(Sud/est et Nord/est). Situ 1406m daltitude, Aflou est plus froid quEl Ghicha, mais le combustible y est plus dense, porte de la main, grce aux forets qui lenvahissent de tous les cots. Les ts sont plus clments quau sud de la Gaada.
Quelques familles Juives sont venu du Tell, de Ghardaia, de Laghouat, o ils ont laiss des parents(noms de : Patouche, ailleursSpotuche, Znou, ancetres au Maroc, Attya et Layani : Ces renseignements sont donns parmonsieur, El Raz Ben Sinou, lauteur Despois), pour sinstaller Aflou.
Le nombre devient croissant selon le dveloppement de la ville : 1881 trois juifs, 1914 quatre cents, 1939 deux cents Le nombreux dcrot, vu la monte du Sionisme en Palestine, les vnement troublants de Stifs(1945), Aurs(Novembre 1954). Les juifs quittent ainsi Aflou, o ils ne se sentent plus en scurit, pour la Palestine(350 familles), Oran(05 familles), Alger(01 famille), quelques jeunes sont alls en France
Ds 1902, Aflou commence bnficier de quelques structures indispensables aux habitants : - La mosque(Remarquable par son minaret qui slve pas moins de 15 mtres de hauteur: ralis grce au produit dune collecte)
- Deux synagogues pour les juifs.

- Une glise pour les catholique.
- Une poste.

- Une justice(De paix et une autre coranique)
- Un hpital(Avec un ou deux mdecins).
- Un brigadier des eaux et forets, une section de ponts et chausses
- Un vaste groupe scolaire pour garons, un autre pour filles.
- Deux tablissements de bain. Ladministration des finances et de llevage, avait son sige Trzel(Sougueur), chef lieu de la commune mixte du Djebel Nador. Sidi Bouzid et El Ghicha, ont eu vu aussi se raliser, des coles franaises neuves, chez euxAvant Aflou, avance t-on. 1915 : en mars, lannexe dAflou devient commune indignes.
1916 : En Janvier elle devient commune mixte.
1917 : Le 21 Mai, un arrt a fractionn et group les tribus du Djebel Amour( les Ouleds mimoun Chraga et Ghraba ; les Ouleds Sidi Hamza et Taouiala ; les Ouleds Nacer- et non Naceur- et les Ouleds Sidi Hmed Ben Said- qui retrouvent leur nom densemble : Les Adjalet - ; les Ouleds Ali Ben Ameur et les Gummata de la Gaada.)
1918, Aflou englobe le Bordj. Au coin de ce dernier, un boulevard parallle la rue de lancien march, permet la construction de plusieurs maisons, tout le long des deux grandes rues.
1931, Aflou compte 2120 habitants, 2550 en 1936. Il dcrot et arrive en 1954 1901 habitants, sur une superficie de 771 00 hectares.
1922, en Juin, Aflou a t rattach au territoire civil du dpartement dOran(Capitaine Hautier : Histoire de lannexe dAflou, monographie de la commune mixte dAflou).
Les Ksours comme Taouialah, El Khadra, El Ghicha, Sidi Bouzid, constituaient un vrai dpt dorge et de bl, pour les nomades, ce qui assurait leur survie.
Les Ouleds Sidi Hamza, les Ouleds Sid Naceur, les Ouleds Sidi Bouzid , les Adjalets, sont dit purs arabes Chorfa : De pieux personnages arabes sont venus sinstaller au Djebel Amour, seuls ou en famille, avec des compagnons entre le XIime et le XIIime sicle . Les occidents, en gnral Jean Despois, doute de leurs origines et avance quils Se prennent pour des Chorfa , peut tre uniquement, par dsir de sassimiler aux vainqueurs orientaux de langue arabe ou par prtention davoir pour ascendants des Marabouts, des Saints, ou de prtendre descendre du prophte Mohamed, certains dorigine marocain, ils innombrables en Afrique du Nord. Cest par les Idrissides fondateurs de la dynastie de Fs quils disent remonter, allant jusqu Ali et son pouse Fatima Zohra, fille du prophte de lIslam . Evidemment les Chorfa du Djebel Amour le sont vraiment(On en parlera au troisime chapitre consacr aux arabes venu au Maghreb); ils ne parlent aucun dialecte, comme les berbres, leur arabe est pur, recherch.
* Les Ouleds Sidi Hamza ont pour anctres deux saints, Sidi Hamza et Sidi Ali Ben Ahmed, son oncle maternel et ami. Sidi Hamza descend dun saint de la Hodna, Sidi Hamla. Il a pour descendant : Les Droura, les Ouleds Belgacem, les Ouleds Boucheniel, El Hedjadj, LKmeichet, DRabka. Sidi Ali Ben Ahmed a pour descendants : Les zrarta, les Khrerza. Leurs terres hrit de pre en fils sont comme suit: A lOuest, la limite du Djebel, du Sud ouest au Nord ouest, se succdent de petites dpressions, la longe o se forme lOued Sebgag, la plaine dite El haoud, de part et dautre dAflou. Celle-ci se prolonge par une large gouttire drosion sur les flans du synclinal perch au Djebel Gourou(1706m daltitude). Chez les Ouleds Sidi hamza, les principales rgions de crale stendent sur la zone dite Feidja, Grara en bordure dEl Bayadh, Brida(La froide) et la valle de lOued Berkana, aux terres situes en aval des sources de Berbre, de Tamalaket et une partie du domaine de Lashaou. La descente au Sahara dite La Hadra se fait en trois ou quatre tapes.
Les Ouleds Sidi hamza gagnent le Sahara par leur capitale Taouiala (Avec El Khadra, sont sur la grande route de transhumance et de nomadisme : Said Otba, Arbaa, Ouleds Yagoub Zrara, Chaamba. Leau y est assur par le dtournement de lOued) et le dfilent par Oued El Melh, mme chose pour une partie des Ouleds Mimoun Chraga, notamment les Ouleds Tkhil, les Ksaoura, les AthamnaIls ont dpos leurs grains Tadjrouna et Lelmaya quils ne dpassent jamais avec leurs troupeaux. Le Douar des Ouleds Sidi hamza stend la fois sur la zone Nord-ouest et sur la partie mridionale du Djebel Amour avec les Ouleds Ali Ben Ameur, les Ouleds Yagoub El GhabaPour les Ouleds Sidi Hamza, le Sahara commence Taouiala, soit 3 km au Nord du pied mridionalde la montagne de Kef Mimouna.
Les Ouleds Sidi Hamza navait pas le prestige des Ouleds Mimoun Chraga(Les Ouleds Daoud) qui ont command le Djebel du temps des Turc, jusquaux anne 1950, ils possdent moins de chevaux queux(Ils sont classs, aprs les Ouleds Daoud : les HMaza lvent les chevaux et cultivent lorge)Mais grce au Nord riche en eau de leur Douar, ils possdent de nombreux bovins et ils ont dassez bonnes rcoltes de crales. Leurs petits btail relativement nombreux joint la diversit du climat et du pturage des zones Sud-est du Douar. Les femmes font et vendent de nombreux tapis(Deuxime place aprs les Ouleds Daoud). Peu d hommes Hamzis travaillent sur les chantiers dAlfa. Ils achtent des dattes aux saharien de passage(Chaamba et Said Otba) et des fruit, surtout les grenades dont la peau est utilise pour la teinte noire de leurs Khaimas(Tentes en laine et poile de chvre) de toutes tailles, aux jardiniers de Taouiala et dEl Khadra. Seuls les Droura, les Drabka, les Ouleds Belgacem, les Hadjaj, avaient lpoque encore quelques chameaux. La plupart des Ouleds Sidi Hamza sont rest ais, labri du besoin, grce leur sobrit naturelle mesurer leur langage, hrite de leurs aeuls dont la foi en Dieu est inbranlable Jusqu prsent, ils sont sujets des mdisances injustifies, mal places voire. Auxquelles ils nattachent aucune importance. Ils sont abusivement qualifi damorphes, dinsensibles, de trop tolrants envers leurs filles qui sont rputes pour leur beaut ingalable et leur libert. Confiance, bien place, presque la majorit des habitants du Djebel Amour, ont des oncles maternels Hamzis. Les vieilles filles nexistent pas dans cette fraction arabe et musulmaneIl faut ajouter que certaines filles de certains Douars, sont interdites dautres. Les Hamzias ne sont interdites qu une seule fraction : les Ouleds Zirri, qui passent pour frres des Hamzi. Cette interdiction, finira, sans doute, au future par tomber.
* Les Ouleds Sidi Bouzid, ont pour anctre Sidi Bouzid qui a des descendants un peu partout en Afrique du Nord. Le village actuel est fond par le saint lui-mme. Il na ni remparts comme Taouiala, ni enceinte-refuge comme El GhichaIl est protg par la Saintet de son fondateur. Ce Chrif Idrisside est venu de Fs au dbut du XIIime sicle.
Les habitants du village descendent de ses fils : Ouleds Abdalah, Ouleds Ahmed, Ouleds Ali. Chaque anne un vrai plerinage est organis la Zaouia Rahmania dEl Hamel(Sud-ouest de Bousaada). Les gens viennent de tous les coins du pays, notamment, les Bouazid, les Ouleds Djalal, lOuest de Biskra, les Mokrane de la rgion de Bordj Arreiridj. Sidi Bouzid est en bordure du large passage de steppe qui spare le mont des Ouleds Nails, du Djebel Amour et qui compte deux Ksars : Znina et Tadjmout. Il est emprunt par les troupeaux de Larbaa. En 1955, les sources qui existaient au pied du village dont le dbit tait de 10 litres par seconde, se sont rduits, menaant de scheresse. A lpoque les terres ntaient pas irrigues, la cueillette de lAlfa ne dure pas plus de trois moisil ny a pas de tentes, pas dchanges. Le travail de la laine, chez les femmes, nexiste pas comme dans les autres Douars. Les hommes et les familles migrent au Tell et Alger. En 1957, de rcentes prospections, ont fait jaillir de nouvelles sources qui ont permis la cration de nouveaux jardins(Une trentaine dhectares) et le recasement dune centaine de familles. Ils sont rputs tort, hagards et rancunier. Au contraire, ils sont pieux, gnreux et revendicateurs !
* Les Ouleds Sid Naceur, ont pour anctre un Saint nomm Sid Naceur, qui aprs des dmels avec les habitants de Laghouat Ksel, est all chez Lahrar qui lui ont donn quatre pouses. Jusquen 1872, Aflou tait le centre de lannexe mixte du Djebel Amour. Quelques tribus dtaches de Gryville(El Bayadh) lui ont t jointes : Laghouat Ksel, les Ouleds Sid Naceur, les Ouleds Sidi TifourSeuls les Ouleds Sid Naceur sont rest au Djebel Amour.
Sid Naceur est mort prs de Oued El Gsab(Fleuve des roseaux) commune dEl Hadj Mechri, son tombeau prs de lOued porte son nom. Le nombre de ses enfants est de vingt deux, quatorze sont morts en bas age, huit sont rests, ce sont : Salem ben Naceur(Dans le mont des Ouleds Nails), Ali nen Naceur(A Tunis), Moussa ben Naceur(A la Mitidja), Mohamed Ben Naceur, Mohamed surnomm Abi Djaneh(A Chlef), Barkat ben Naceur( Chezc les Chaouia), Omar ben Naceur(a bni Yagoub, chezles bni Meryan, une fraction tant aussi Tlemcen), Abderahmane ben Naceur (Au Djebel Amour) Dautre descendants honors Djebel Ksel, Timimoun. Ils sont rputs, abusivement, orgueilleux, malins et surtout bavards. En ralit, ils sont rservs, prcheurs de bonne foi et surtout dot dune certaine loquence humoristique.
* Les Adjalates, Ouleds Sidi Brahim descendent de Sidi Adjel, venus de la Sguia El Hamra, le Rio de Oro, son petit fils Sidi Belgacem a pour descendants : Ouleds Ben gueloula, Ouleds Sidi Yahia, Ouleds Abdalah, Ouleds Tahar, Ouleds nacer, Ouleds El Aid, Ouleds ben Amar, les Derkaoui, les Ladidet. Le Douar de Sidi Brahim ne compte que ses descendants : Ouleds MRabet, Ouleds Said, Ouleds Meziane, Ouleds Abdelkader, Ouleds Bennada, Les Zrikat. Une grande partie des Adjalates, se trouve au Nord-ouest de Mascara. Leur territoire est situ au Nord et au Nord-ouest, en plein mer dAlfa et la plaine dEl Ousekh( Ain Dheb). Leur pacage est expos aux pluies, leur Dayas(Dpressions humides) sont plantes dorge et de bl dur. Ils nomadisent sur leur propre territoire qui reprsente un rayon assez vaste(127 000 hectares). Ils sont rputs pour leur gnrosit, leur Mchoui, leur bon caf et leur nervosit(Un Hanneton volant est susceptible dtre pris en chasse, si jamais il lui arrive de heurter un Adjali, samuse ton dire leur sujet : ce qui prouve quils ne se laissent pas facilement intimider).
* Les Ouleds Mimoun Chraga(Ouest), comptent : Ouleds Daoud, Ouleds Adda, Ouleds Ferhat. Les premier ont le commandement du Djebel. Il leur a t reconnu par les Beys de lOuest: Mazouna, Mascara, OranDepuis 1956, leur influence a t frein par larriv du colon franais. Ils ne se sont pas opposs la domination et sont devenus, pour sauvegarder leur prestige Othomane, les alliers de la France. Ils se proclament Adjouads( Nobles : Pas pour leur appartenance consanguine aux Alaouites, pour leur race), sans rapport aucun avec les Chorfa, sauf : LIslam et larabitLhistoire de leur refus de combattre la France a sans doute ses raisons
Ils sont rputs mchants, sans scrupule. En vrit, ils ont un sens trs lev de lhonneur avec un courage exceptionnel. Ils sont trs bons avec leur voisins direct.
* Les Ouleds Belle, les Ouleds Mimoun Chraga dEl Gaada se disent aussi Adjouad. Aucune rputation
* Les Gmamta, existent au Djebel Amour au temps des romain, ils comptent : Les Ouleds Srour( Chez Ouled Yagoub El Ghaba), Ouleds Bouchiba, Ouleds FReiha, Ouleds Said, les Djbailates(Du Douar Ouled Ali Ben Ameur). Ils sont rputs pour leur sagesse et sont difficiles convaincre.
*Les Ouleds Yagoub El Ghaba, avouent des origines divers.
Ils sont rputs pour leur savoir dans le domaine de la religion musulmane, ils ont pour concurrents les Bouazid : Tous deux ont contribu linstruction des habitants du Djebel. Premirement dans les coles coranique, ensuite dans les tablissements scolaires presque dans tous les cycles, avant et aprs lindpendance de lAlgrie. Les noms de familles rputs sont : Senoussi, Aouiffet, dune part et Rahmani, Benhassine dautre part.
* Les Ouleds Ali ben Ameur( Plutot : Ali ben Omor), ils se disent anciens allis des Amour, parmis eux, les Ouleds Seddik qui sont de Djelfa(1878/1879). Rput davoir un caractre instable, variable A vrai dire, ils ressemblent beaucoup aux GMamta, aux Ouleds Sidi Hamza, ils ne se mettent en colre que quand, il nest plus possible de se ressaisir. Quand ils sont pouss lextrme, ils agissent violemment et acceptent difficilement l arrangement.

Les Qour
En dehors du centre d'Aflou qui s'est dvelopp depuis l'administration franaise et a quelques 4.500 mes, les qours habits par les sdentaires n'ont gure qu'une population de 3.000 mes, ce qui est peu pour les 35.000 habitants de la commune, dont la grande majorit, on le voit, vit sous la tente. Sans modifier le caractre essentiellement pastoral de l'conomie du pays, les qouriens n'en jouent pas moins un rle important. Ils sont aux articulations, aux noeuds de passage, gardent les marchs et les gtes d'tapes, cultivent les jardins qui produisent des lgumes et des fruits, ont des ateliers d'artisans, des coles coraniques et, depuis peu, des coles franaises dont on attend beaucoup.

Ces villages semblent avoir t autrefois plus nombreux, Pour six qour actuels, dont quatre seulement importants, on en connat trente-cinq en ruines. Mais tous ne sont sans doute pas du mme ge. Les plus anciens, btis sur des pitons, sont les souvenirs de la vieille conomie du pays, avant la venue de nomades berbres zntes, d'abord (Bni-Rached), puis arabes hilaliens. Les qour suivants, construits gnralement autour de la tombe d'un marabout d'origine confrrique, durent s'adapter la vie des nomades auxquels ils fournirent des lieux de repos, d'change et de plaisir ; n'ayant plus craindre l'hostilit de ces nomades, ils s'tablirent gnralement, non plus sur des pitons, mais aux points d'eau, ou prs des oueds alimentant des sguias d'irrigation. Ils furent construits avec soins, s'entourrent de remparts pendant les priodes o cela tait indiqu. Quand les Bni-Hilal remplacrent les Bni-Rached, la diffrenciation s'accentua entre arabes nomades et qouriens mlangs plus ou moins de berbres ; mais la stabilisation s'opra avec l'change de la protection contre les produits de cultures.

Aprs l'arrive des Franais, le centre d'Aflou grandit considrablement, mais la population des qour resta peu prs stationnaire, alors que la population nomade passa d'environ 9.000 en 1886 prs de 3.000 aujourd'hui.

L'conomie des qour a des hauts et des bas, quoique moins brusques et moins brutaux que ceux qui prouvent les nomades. Il y a une centaine d'annes, les voyageurs signalaient chez les qouriens une grande misre et un tat sanitaire dplorable. Celui-ci s'est notablement amlior et l'on ne voit plus gure ces signes de dgnrescence. L'excs de la population est all surtout Aflou, les riches pour y trouver du confort et des affaires, les pauvres pour y chercher du travail et des secours. L'tablissement de la scurit et le progrs conomique ont profit d'abord, un temps, plus aux leveurs qu'aux cultivateurs ; mais les hauts et les bas se rpercutent finalement sur ceux-ci plus ou moins. Un changement de climat caractris par l'accentuation de la scheresse a jou contre les cultivateurs des jardins ; avec rgularit, tandis queles grandes crises dciment priodiquement les trou-peaux des leveurs ; et la ruine de ceux-ci paralyse naturellement le commerce de ceux-l. Les leveurs nomades pourront voir leur situation amliore par les S.A.R. avec points d'eau, baignoires pour soigner les moutons malades, rserves fourragres et systme d'assurance pour les temps difficiles. Ces amliorations retentiraient favorablement dans lesqour o de meilleurs mthodes de culture et l'accroissement des irrigations se feront jour. On peut attendre des nouvelles coles franaises, qu'on voit partout surgir, d'heureux rsultats cet gard.

De mme que la nature offre, ct de la lutte pour la vie, l'entr'aide mutuelle, moins spectaculaire mais non moins relle et ncessaire, de mme l'opposition nomades - sdentaires, sur laquelle on a tant insist, se rvle aussi interdpendance et coopration o chacun trouve son intrt.

.......ASuivre.....



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 28-03-2008, 20:58   #3   

le roi de sat

  le roi de sat
le roi de sat
male


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[ ]Taouala
On arrive aux diffrents qour par des pistes en relativement bon tat, ce qui est mritoire, car l'entretien est difficile. Jeeps et landrovers y roulent bien et font voir des paysages d'une trange fracheur et d'une sauvage beaut. Pour arriver Taouala, capitale des Ouled Sidi-Hamza, l'on suit d'abord la longue et large valle de Faja, aux lignes douces, aux couleurs printanires (vert amande, rose ple, mauve) assez inattendues dans un pays aussi rude. Puis l'on accde au belvdre et la belle descente en lacets sur une plaine basse borne l'horizon sud par la chane du Kef el Melha, la Montagne de Sel, la frontire du vrai Sahara, d'o les barres de sel gemme sont apportes par chameau le dimanche au march d'Aflou.
Deux meraudes sombres sont enchsses dans l'or ple de la plaine :



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le grand qar de Taouala et le petit de Khadra, avec leurs quarante cinq hectares de jardins pleins de figuiers, poiriers, pchers, abricotiers, grenadiers, cognassiers, pruniers et mme pommiers.

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En avanant un peu on aperoit, droite, les Toumiates, les Jumelles, deux collines voisines d'un profil exactement semblable. En prenant, au pied de la falaise, un chemin gauche, remontant l'oued, on trouve deux maqms, petites constructions de pierres sches formant courettes, l'une rectangulaire, l'autre carre, ciel ouvert, avec minuscules pignons d'angle. Elles sont ddies, la premire Sidi-Cheikh, le fameux Saint d'El-Abiodh, anctre de la grande confrrie du Sud-Oranais, l'autre Sidi-Assa Ben Mohamed qui a son tombeau monumental dans la localit du mme nom, sur la route d'Aumale Bou-Sada.
Il y a l un exemple assez curieux, o l'on saisit sur le vif les rapports de l'hagiographie et de la sociologie. Les deux saints passent pour s'tre rencontrs ici, avoir rivalis de miracles et s'tre mis d'accord pour fixer les limites territoriales de leur influence spirituelle et temporelle. Comme Sidi-Cheikh lui demandait son nom, Sidi Assa rpondit : " Je suis Assa le Miracle. Et toi - Moi je suis le Miracle des Miracles. Montre-moi ce que tu saisfaire - Eh bien ! ferme les yeux ". Quand Sidi Cheikh les eut rouverts, il vit toutes sortes de fruits et des vignes charges de raisins hors de saison. Mais quand Assa eut son tour ferm et ouvert les yeux, il vit un nuage de sauterelles qui s'attaqua aux vignes et ses propres vtements. Convaincus mutuellement de leurs pouvoirs, ils crachrent dans la rivire dont l'eau, de sale qu'elle Lait, devint douce. La frontire put donc tre fixe sur l'oued Qab. Et depuis ce temps, les gens de Taouala envoient aux deux qoubbas le tribut religieux, en produits des jardins, fix rigoureusement, en ce qui concerne Sidi-Cheikh, sur la jour-ne d'eau d'irrigation de chacun. A Sidi-Assa, l'on donnait chaque anne une jument harnache ; aujourd'hui, Taouala donne seulement la couverture ou djelll. Prs des deux maqms, on clbre au printemps un tham commun aux deux saints, aprs s'tre cotis pour acheter des moutons immoler. C'est alors l'occasion de la corve collective pour rparer la sguia qui amne aux jardins l'eau de l'oued prise un peu plus haut.

Le qar a des fortifications assez importantes :



[ ]des murs crneaux en grs et argile, hauts de cinq huit mtres, faisant une circonfrence d'environ un kilomtre, avec quatre grandes tours d'angle et deux hautes portes. C'est Touala que l'agha Djelloul grand seigneur fodal assez terrible (fils de l'agha Yahya Nourreddine, Cheikh des Amour, dont il apporta la soumission Lamoricire en 1843), s'tait construit un " palais " qu'il n'eut gure le temps d'habiter et dont il ne reste que quelques pices avec des arcs surbaisss et des piliers chapiteaux. Les maisons du qar sont en gnral soignes, construites par des maons professionnels des environs, en pierres de grs et calcaires jurassiques, argile, pltre et chaux. Les terrasses sont' supportes par des poutres de genvrier soutenant des branchages de laurier, des tiges d'alfa mles d'argile. Un quart peut-tre des maisons ont un tage avec fentres grillages sur la rue. Les pices donnent sur une cour intrieures et sont munies de chemines difies en briques de terre sche dans l'paisseur des murs.
Les Taoualis sont soigneux et propres. La plupart des mnages sont monogames. Les femmes ne sont ni clotrs ni voiles. Elles ont de beaux bijoux transmis soigneusement dans les familles ; des tatouages en arbres, en escaliers, en croix termines par des E majuscules. Elles tissent des tapis et des burnous ; certaines font de la poterie. Aux quatre ftes et aux oudhas, les hommes tirent au fusil
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les femmes dansent et chantent. A la fte de Sidi Cheikh en avril, les deux fractions offrent chacune trois moutons, dont les morceauxsont rpartis, avant d'tre cuits entre toutes les familles.
Comme l'a remarqu M. Hellot, administrateur des Services Civils, qui a tudi fond ce curieux qar, vers 1949, et a rdig son sujet une monographie qui est un modle du genre, c'est la vnration de Sidi Cheikh qui est comme le ciment moral d'une population d'origines trs diverses : anciens habitants d'un vieux qar, Karsifa, construit sur une des Toumiates, de Charef qar plus rcent sur un mamelon voisin, antrieur l'tablissement sur l'emplacement actuel rendu possible par l'adoucissement de l'eau (d'o l'ancien nom de Taba) ; gens venus plus rcemment de Chellala, Vialar, Sidi-Bouzid, de Laghouat, du Gourara et mme de Saint-Arnaud. L'ensemble de cette population est rparti en deux ofs Ouled Sassi (quartier est) et Ouled Turqui (quartier ouest), ayant chacun sa mosque, son minaret, et sa rue. Entre les deux quartiers, se trouve la maison de Sidi Cheikh qui abrite un puits de trente-trois mtres creus par le saint. L'eau gurit la fivre et la toux.
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On ouvre rituellement ce puits entemps d'pidmie ou de scheresse, et chaque an-ne en t. On tue ,alors une chvre que l'on cuit sur place et dont on partage les morceaux.
Le cimetire domin par la coupole sur tambour mince (caractristique de la rgion de Gryville d'o vint d'ailleurs le maon qui la construisit) de Sidi Amar ben Barkat, ne manque pas d'allure. Ce saint passe pour tre venu de Biskra au XVII"1e sicle et avoir d'abord enseign Tajrouna avec Sidi Mohammed Ben. Youssef. Un autre mausole est celui de Sidi Mohammed Ben Athillah Ben et Kiwar, n El Ghicha au XVII11e sicle, et qui passe pour avoir dompt un lion qui ravageait les alentours de Taouala. Outre deux ou trois familles isralites, le qar a deux familles de forgerons, anciens nomades nalis, fixs ici et qui vivent part. On connat l'espce de tabou qui existe en Afrique l'gard des forgerons, caste bien tranche, la fois sacre, redoute et tenue l'cart tout en tant apprcie pour' les services qu'elle rend ; tabou qui vient sans doute de la sorte d' " horreur sacre " ressentie par les hommes prhistoriques au moment de la dcouverte et de l'utilisation des mtaux.


Beaux paysages de Taouila
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Le pieux village de Sidi-Bouzid
Beaucoup plus austre, assez pauvre en ressources et en eau, relai entre Aflou et Djelfa, peupl d'environ 1.000 mes, Sidi-Bouzid, chez les Ouled. Mimoun Chraga, est bti autour de la tombe et de la zaoua de son saint ponyme : un chrif idrisside, venu de Fs au dbut du VI"'e sicle de l'Hgire (XII11 C) et dont les descendants sont disperss nombreux non seulement dans le Djebel Amour, mais Bel-Abbs, El Hamel, Mostaganem, Ouled Djellal, et mme au Sous marocain et jusqu' la Mecque en Arabie. Ils viennent visiter sa tombe. La zaoua est rahmania et dpend d'El Hamel. Elle y a envoy ses meilleurs manuscrits anciens et je n'y ai gure trouv qu'une biographie moderne rdige en 1351 (1932) par Si Abouzid ben El Hadj Abilqqcem, sur le saint anctre, qui aurait vcu cent soixante ans, dont quarante Mekka, quarante Fs, quarante en voyage, avant de mourir ici. Il aurait t, me dit-on, disciple de Ahmed Ghazli, frre du grand Ghazli, ce qui est une belle rfrence dans le coufisrne.
La mosque est trs simple, avec un minaret sommaire constitu par une sorte de cage hauteur d'appui, sur un angle du mur et laquelle on accde par un escalier extrieur. Elle s'lve sur une esplanade d'o l'on dcouvre un admirable et assez tragique panorama vers Znina au nord-est, Laghouat au sud, et Aflou au sud-ouest.


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 28-03-2008, 21:07   #4   

le roi de sat

  le roi de sat
le roi de sat
male


I hope I succeeded in the history of this city and this is what you assumed that you and join you in your If it by the new Saovicm

J'espre que j'ai russi dans l'histoire de cette ville et c'est ce qui suppose que vous vous joindre vous et votre cas par le nouveau Saovicm


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 28-03-2008, 21:40   #5   


female


شكرا على الموضوع أخي الملك أنا راني لا علاقة باللغات الأجنبية بصح قريت شويه فيه و مع الصور ألي حطيتها فهمت بلي راك تحكي قصة على منطقة جبل العمور وتبانلي منطقة رائعة الجمال ان شاء الله يقدرنا ربي ونشوفوها
شكرا على الموضوع المميز دائما مواضيعك مميزة


 28-03-2008, 22:09   #6   


male


ما قصرت يا ملك الله يخليك




AFLOUDZ


 28-03-2008, 22:40   #7   

DrEaDFuL

  DrEaDFuL
DrEaDFuL
male


merci pour ces information malgr que le sujet est tres long mais c est l histoire de ma ville et je le respecte


DrEaDFuL Y.D.H.S T34M___|__\
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"([ (@)''(@)"""""""' ""(|*(@)(@)********(@)*




DrEaDFuL ; 28-03-2008 22:45
 28-03-2008, 23:30   #8   

le roi de sat

  le roi de sat
le roi de sat
male


Thank you for traffic and soon I hope your visit and your brother erred sorry you Le Roi de Sat from Algeria

Nous vous remercions de la circulation et bientt, je l'espre, votre visite et votre frre a commis une erreur dsols Le Roi de Sat d'Algrie


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 28-03-2008, 23:41   #9   


male


[ALIGN=CENTER][TABLE="width:70%;background-color:black;"][CELL="filter:;"][ALIGN=center]je pense que le nom " le roi de sat " est un synonyme de " Djbel Amour " , c'est-à-dire, le roi de sat c'est un montagne très haut..

merci le roi, tu a fais bien et magnéfique .. [/ALIGN]
[/CELL][/TABLE][/ALIGN]



 29-03-2008, 20:24   #10   

malika

malika
female


شكرا جزيلا
merci beaucoup
thank you very much



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(Tags)
amour, djbel

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